Lecture: Vers une consommation heureuse – Elisabeth Laville

Encore une pépite trouvée dans ma mini bilbiothèque de quartier en fouillant bien, ce livre d’Elisabeth Laville intitulé Vers une consommation heureuse, paru en 2014 donc tout récent et au plus près de la réalité actuelle de la consommation.

Voici le petit résumé qui se trouve en 4ème de couverture et sur le site de l’éditeur Allary:

Chaque semaine, un Français a le choix entre 1 250 nouveaux livres, 10 nouveaux parfums, 13 nouveaux films, consomme en moyenne une boîte de médicament et 1,5 kilo de viande ! Notre volume annuel de consommation est trois fois plus élevé qu’il ne l’était en 1960.
Nous sommes devenus accros à la consommation, et cette addiction n’est quasiment jamais questionnée.
Élisabeth Laville n’est pas une « décroissante ». Mais cette diplômée d’HEC, spécialiste du développement durable, nous explique pourquoi la consommation frénétique d’aujourd’hui est un piège.
Individuellement, le bien-être décroît avec la consommation de biens matériels une fois nos besoins essentiels assouvis.
Collectivement, cette course folle épuise les ressources naturelles et dérègle le climat.
Y a-t-il une alternative ? Oui, et elle est déjà à l’œuvre en France et dans le monde au sein d’entreprises et de villes qui inventent la consommation de demain. Réjouissons-nous : elle nous rendra plus heureux.

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Dans ce livre, l’auteure nous fait un constat de la consommation actuelle, ou plutôt surconsommation. Elle fait aussi le point sur les préoccupations catelles des consommateurs qui selon de nombreuses statistiques montrent un interet réel et grandissant pour des modes de consommation plus durable. Il a quelque chose de rassurant dans le fait de voir ces chiffres qui montrent à quel point les consommateurs sont conscient des écueils de notre systeme de consommation et se disent prêts a en changer. Pourtant, comme elle l’indique dans son livre, cela ne se traduit bien souvent pas en acte d’achats (ou de non achat) d’où une certaine contradiction qu’il ne tient qu’à nous de faire disparaitre.

Au gré des chapitres, elle dénonce cette addiction à la consommation comme pansement sur nos maux quotidiens, que les pouvoirs publics ont tendance à entretenir, au nom de la croissance, et tous les moyens que nous mettons en oeuvre pour ne pas renoncer à cette façon de vivre, en identifiant des mécanismes de déni.  Elle fait également preuve de lucidité face au développement de certains pays qui tendent eux aussi  à leur tour vers une plus grande consommation, avec tous les risques que cela implique pour la planète, en evoquant notamment 5 grands domaines (les médicaments, l’électronique, le marché de la mode,  l’alimentation et la viande).

De nombreux exemples vertueux sont présentés au fur et à mesure, ce qui je trouve apporte une grande bouffée d’optimisme face à l’état des lieux plutôt édifiant… Le dernier chapitre, lui est vraiment tourné vers cette consommation dite heureuse, qui réconcilie l’homme avec la planète en prônant une consommation sobre mais heureuse, ce gout du moins mais du mieux qui gagne peu à peu du terrain. Qu’on l’appelle minimalisme, sobriété heureuse, simplicité volontaire, consommation durable, etc. peu importe le nom qu’on lui donne, ce nouveau mode de consommation est plus que jamais à portée de main et semble définitivement l’avenir de tous.

Vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce livre. Il révèle bien ce point de changement auquel nous sommes aujourd’hui. Je vous recommande donc de le lire, et pourquoi pas de l’offrir à quelqu’un qui n’attend que le petit truc pour mettre en action ses convictions.

Si vous aussi vous avez des lectures qui vous ont plu, qui vous ont fait avancer, et que vous me recommandez, n’hésitez surtout pas à me le dire en commentaire. J’adorerais savoir quels livres ou revues vous inspirent au quotidien 🙂

A très bientôt!

Emm