Beaucoup d’entre vous ont mentionné l’effet prise de conscience qu’ont pu provoquer les premiers exercices. Mais soyons réalistes. Avec ce travail d’introspection, de réflexion et de préparation, notre point de vue sur les objets a évolué. Mais quand nous allons nous atteler au désencombrement, nous y serons confronté(e)s. A qui? Aux fameux objets que l’on garde au cas où.

Nous gardons beaucoup d’objets parce qu’on pense qu’ils peuvent nous être utile un jour, au cas où. Pourtant certains n’ont pas été utilisés depuis…. vous ne savez même plus depuis quand. Ils ont même peut-être déménagé plusieurs fois avec vous, bien rangés dans un carton sans même avoir été déballés… Alors pourquoi les garde-t-on ces objets au cas où?

A cause des expériences passées?

Il peut y avoir de multiples raisons. On peut être resté très ancré dans un passé où l’on a manqué de quelque chose. De cette période, on a pu conserver une certaine insécurité face au futur. Posséder beaucoup d’objets au cas où la situation redeviendrait difficile peut sembler sécurisant. Mais en fait, cela nous confronte en permanence aux difficultés du passé et à l’éventualité de les revivre à nouveau. On reste alors coincé dans ce ressenti négatif.

Alors essayons de nous faire confiance et de donner de l’espace à notre moi de maintenant. Votre passé vous a construit et vous a rendu plus fort. Assez fort en tout cas pour décider d’alléger votre vie. Alors faites-vous ce cadeau. Vous êtes arrivé jusqu’ici malgré les difficultés, alors faites-vous confiance, vous trouverez des solutions quand une situation difficile se présentera.

Un avenir incertain?

On peut aussi tout simplement être inquiet pour l’avenir. C’est vrai que la situation actuelle est pleine d’incertitudes, et bien souvent anxiogène (coucou l’écoanxiété). Alors on a envie de penser qu’on sera prêt parce qu’on aura ce qu’il faut. Ces attitudes sont tout à fait valables, je ne dénigre pas ici vos ressentis, loin de là. Ils sont importants car ils sont une preuve que vous cherchez à vous protéger. Mais nous verrons un peu plus loin que ces objets conservés au cas où ne sont peut-être pas les bons…

L’envie d’avoir un comportement responsable peut aussi nous amener à conserver des choses dont nous n’avons pas besoin, pour économiser plus tard des ressources si le besoin émerge. Et si l’économie de ressources c’était faire que ces choses soient utilisées plutôt que de dormir chez nous? Si vous n’en avez pas besoin, pensez-vous vraiment que votre vie changera dans un avenir proche au point qu’un plat supplémentaire, que des vêtements ne correspondant pas à votre style de vie deviennent nécessaires? 

Un futur idéal?

Enfin on peut avoir acquis des objets dans le but de nous transformer. Il peut s’agir de manuels de ceci ou cela afin d’apprendre une nouvelle compétence (ou dix, vingt …). Cela peut aussi être du matériel pour une activité que l’on n’a jamais pris le temps de faire… Au final garder cela pour plus tard, au cas où on s’y mettra, nous ramène sans cesse au fait que nous ne sommes pas ainsi, que nous ne savons pas faire ci ou cela. Cela nous renvoit donc à un sentiment (inconscient) d’échec, et souvent aussi de culpabilité devant l’erreur en acquérant cela.

Alors pour ces objets-là, soit nous décidons maintenant de nous y mettre vraiment et y consacrant du temps dès aujourd’hui, soit il est peut-être temps d’abandonner ce moi fanstamé. Le moi d’aujourd’hui appréciera de laisser aller cette culpabilité, et aura plus d’espace pour profiter de la vie aujourd’hui.

Au cas où quoi?

C’est vrai ça, on parle souvent des objets au cas où, mais au cas où quoi exactement? Vous êtes-vous déjà posé la question dans ces termes. Je garde ce plat au cas où, même si je ne l’ai pas utilisé depuis plus de deux ans. Mais dans quel cas servirait-il exactement, celui-ci et pas un autre? Quand nous serons en train de désencombrer et il y a un moment ou ce ‘au cas où’ émergera dans notre esprit, prenez une seconde et figurez-vous une vraie situation où vous auriez vraiment besoin de lui. Et je parle de situation réaliste où il faudra absolument cet objet-là, pas de scénario catastrophe improbable. Vous avez du mal a imaginer cela? Ne serait-ce pas un signe qu’il est temps de s’en défaire?

Et pour ceux qui s’inquiètent d’un avenir où les ressources deviendraient plus limitées, on peut se poser la question de ce dont on aurait vraiment besoin dans ces cas-là? Probablement pas de tous ces objets que l’on garde au cas où? En cas de vraie catastrophe, de rupture réelle dans notre mode de vie, ce qu’il nous faudra ce seront surement des choses du genre bougies, allumettes, lampe, radio, piles, couteau, antibiotiques, matériel de survie… Cela vaut le coup de réfléchir à cela, histoire de relativiser tous ces au cas où.

Objets au cas coù

Comment faire sans?

Et finalement pour les objets où vous avez réussi à imaginer des situations (vraissemblables et sans catastrophes) où un objet serait utile, ne pourriez-vous pas trouver un moyen de faire sans? Un autre objet chez vous pourrait peut-être faire l’affaire?  Et si vraiment il vous faut cet objet-là précisément, et que vous ne le possèderiez pas, n’auriez-vous pas un moyen de l’emprunter? Vos voisins en ont peut-être un? ou l’un de vos proches?

Vous pourriez-même peut-etre le louer? Ou passer par un de ces réseaux d’échanges d’objets et de services entre voisins (comme par exemple MyTroc)?  Alors finalement? Est-ce que l’encombrement en vaut la chandelle? Est-ce que le temps nécessaire à l’entretien, le nettoyage et le rangement de tous ces objets en vaut la peine?

Dernier recours

Bon vous êtes toujours partagé(e) sur cette idée, alors en dernier recours, je vous propose la solution de la caisse ou du carton « en attente ». Vous pouvez utiliser cette boîte pour mettre ces objets dont vous n’êtes pas encore 100% sur(e) de vouloir vous débarrasser. Puis rangez-la hors de votre vue pendant un temps donné. Fixez-vous une limite raisonnable, et si dans un an maximum (par exemple), vous ne vous en êtes toujours pas servi de son contenu, rendez vous à l’évidence, il est temps de lui donner une deuxième vie où il sera vraiment utile.

boite objets en attente

Bien évidemment, chacun est libre de conserver ce qu’il souhaite chez lui, même si certains objets ne sont pas utilisés. Le but de ce programme est de vous simplifier la vie et d’alléger votre intérieur, pour que vous profitiez vraiment de votre quotidien, sans être gênés par des choses qui ne vous servent pas. Mais comme pour tout ce que je vous propose ici, c’est à vous de faire selon votre propre ressenti. Cette petite réflexion sur les objets ‘au cas où’ n’engage que moi, et vous pouvez tout à fait avoir un point de vue très différent. Le but était simplement aujourd’hui de vous proposer une autre pespective sur la question, pour que vous puissiez vous interroger. Comme d’habitude n’hésitez pas à me dire si cela résonne chez vous, si cela fait sens.

Pensez à noter dans votre carnet le fruit de vos réflexions sur cette question, et toutes celles qui peuvent vous traverser lors de ces exercices, car le fait de mettre des mots sur nos impressions aide bien souvent à y voir plus clair. Vous pouvez aussi utiliser ce cahier pour y noter, au gré de vos lectures ou découvertes, de petites phrases, des citations qui font écho chez vous, qui vous motivent et vous inspirent pour continuer ce programme.

Rendez-vous lundi pour enfin désencombrer

On se retrouve dès lundi pour désencombrer…… la cuisine! Et oui, nous nous attaquerons à cette pièce, bien souvent surchargée, que nous utilisons tous les jours. D’ailleurs pour commencer le tri dans de bonnes conditions lundi, je vous recommande d’essayer de faire toute votre vaisselle avant votre séance de désencombrement. Vous pourrez ainsi voir l’ensemble de ce que vous possédez. Rien ne sera caché dans le lave-vaisselle ou l’évier. D’ici là, passez un bon week-end et à lundi.

6 Replies to “Semaine 2 – Les objets au cas où

  1. Bien que je le fasse régulièrement, il y a encore du travail, sur le sujet des au cas où effectivement
    J’aime l’idée de prendre des notes afin de mettre des mots sur les maux qui freinent le désencombrement
    Au plaisir de te lire

  2. J’avais gardé tous les vêtements de mes deux premiers enfants…au cas où..au cas où un autre bébé arriverait. et oui, il est arrivé, longtemps après. Et à part quelques pièces sentimentales, beaucoup de vêtements n’ont pas été réutilisés, car pas la bonne taille, pas la bonne saison, démodé, envie de nouvelles choses…bref, ces vêtements ont dormi dans des cartons alors qu’ils auraient pu servir…on ne le comprend qu’après malheureusement.

    1. C’est tellement vrai. J’ai aussi gardé quelques vêtements de mon premier enfant pour le deuxième (né exactement à la même saison ouf) , mais j’ai fait un tri avant de les mettre de côté pour conserver uniquement mes préférés. Tout le reste a été prêté aux copines, puis donné.

  3. Bonjour à tou(te)s,
    j’ai beaucoup de soucis à me séparer des « au cas où » car lors de tris précédents (j’ai commencés les tris … il y a déjà quelques années puis abandonné, recommencé ….), il m’est arrivé de donner les articles/vêtements … désencombrés et en avoir besoin plus tard.
    Un ex, je n’avais pas souvent mes petits enfants et donc, j’ai fais un tri dans les jouets que je gardais au cas où … Mal m’en a pris car peu de temps après, ils venaient beaucoup plus souvent et étaient tristes de ne plus avoir les jouets, la poussette pour poupées (dont ma petite fille ne jouait jamais avec à ce moment-là), à peine partie, elle commençait à jouer avec les poupées et m’a demander si je n’avais pas une poussette.
    Pareil pour tous les playmobil, je les ai revendu et quelques mois plus tard, ma fille m’en demandait pour la saint Nicolas de ma petite fille … J’ai du en racheter d’occasion, c’est bête car j’en avais vraiment beaucoup.
    Pareil avec des déguisements, je n’en ai pas eu besoin pendant des années mais là, mes petits enfants en ont régulièrement besoin snif et avec d’autres choses aussi (une chaise roulante gardée pour au cas où et, heureusement que je l’avais gardée car elle a bien servit pendant plus de 6 mois) … J’ai maintenant peur de donner/vendre les objets « au cas où ».
    Par contre, il y a pas mal d’objets dont je me suis séparée sans souci car je savais que je ne m’en servirais pas ou plus.
    Je pense que je ferai cette catégorie quand j’aurai déjà bien avancé et que j’aurai imaginer une solution de rechange si besoin ;-).

    1. Les objets au cas où, ne sont pas vraiment une catégorie a traiter séparement. Ces objets seront repérés petit a petit au fur et a mesure du tri, en s’attaquant aux différentes catégories d’objets et de pièces de la maison. Essayez de raisonner selon ce que je propose dans l’article a savoir, d’imaginer quelle solution pourrait être trouvée si tout d’un coup dans 1 an ou plus, vous pourriez avoir besoin de cette chose. Si une solution alternative vous apparait faisable immédiatement, dans ce cas, je pense qu’il n’y aura aucun souci à se séparer de l’objet. Et si jamais vous avez un doute, peut-être pouvez vous ne pas tout éliminer (comme les playmobils par exemple), mais en conserver simplement une petite sélection, seulement le meilleur.

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